L’Union des républiques d’Afrique Centrale voit le jour, le 22 février 1960 à Fort-Lamy. Le Congo, le Tchad et la Centrafrique constituent un bloc pour négocier leurs indépendances face la France. Le Gabon n’y participe pas. Il garde de mauvais souvenirs de son appartenance à l’Afrique Equatoriale Française. Il négocie en même temps que ces trois pays frères. Seul à seul, la France et le Gabon négocient.
L’Assemblée législative unanime donne mandat au gouvernement le 20 mai 1960 pour mener les négociations prévues en juillet de la même année. Le Premier Ministre Léon MBA profite des quelques semaines qui lui restent pour parcourir en compagnie des préfets et des sous préfets, les neuf régions de la République gabonaise. Partout, il édifie le peuple sur l’enjeu de s’impliquer pour que le pays accède à l’indépendance.
Le 30 juin, Léon se rend à Paris. Il est rejoint dans la capitale Française par le Président de l’Assemblée législative Paul NGONDJOUT, puis le Ministre Eugène AMOGHO, ensuite les princes Birinda et Rapontchombo représentant les communautés échira et pomgwé. D’autres personnalités de haut rang les rejoignent. Le Gabon est largement représenté. Les accords sont prêts. Le Premier Ministre Léon MBA, pour la partie Gabonaise et Michel DEBRE pour la France signent ensemble l’acte de souveraineté de la République Gabonaise. « L’indépendance est acquise, le Gabon est conscient des exigences de la civilisation moderne » déclare le Premier Ministre Français. Les rapports avec l’ancien protecteur ne sont plus que contractuels.
Au retour de la délégation le 22 juillet, tout Libreville est en fête. L’assemblée législative devenue Assemblée nationale adopte le projet de loi donnant au premier Ministre, rang et prérogatives de Chef d’Etat en attendant la révision de la constitution. Le rectangle frappé aux trois couleurs de la France, insigne de la communauté, disparaît du drapeau Gabonais désormais composé de trois grandes bandes horizontales : vert, jaune, bleu.


