Au lendemain des festivités commémoratives du cinquantenaire de l’indépendance du Gabon, le travail a repris à Libreville et sur l’ensemble du territoire national. Une façon pour les gabonais d’adhérer à l’invite faite par le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, lors de son adresse à la nation, le 16 août dernier. Le Président de la République avait, en effet, demandé au peuple gabonais de prendre son destin en mains : « Nous sommes face à notre destin et personne ne viendra le construire à notre place. En effet, le développement n’est pas un fleuve tranquille. C’est un processus qui implique une remise en cause dans nos habitudes, dans notre façon de penser et d’agir », avait indiqué Ali Bongo.
Finies donc les habitudes qui consistaient à s’octroyer des jours de repos au-delà des congés officiels décrétés par les autorités gouvernementales, à « faire le pont », pour ne revenir à son lieu de travail que lorsqu’on a complètement bu son saoul, oubliant ou négligeant les dossiers en souffrance et freinant ainsi la marche du pays.
Le discours d’Ali Bongo Ondimba a donc le mérite de placer chaque gabonais devant ses responsabilités, notamment en rappelant à chacun et à tous cette sacro sainte sagesse : ‘’il y a un temps pour tout’’ ! Un temps pour fêter, un temps pour travailler. Ainsi, après 50 ans d’existence et de reconnaissance internationale bouclées en apothéose par les festivités grandioses qui viennent de s’achever, l’heure est désormais au travail afin qu’ensemble, nous bâtissions « L’édifice nouveau auquel tous nous rêvons », comme le rappelle notre hymne nationale, la Concorde.
Ainsi, « Que dois-je faire pour changer ma vie ? Que dois-je faire pour être utile à ma famille, à mon pays ? Voilà de manière simple des interrogations dont l’appropriation conduit à l’émergence », a dit Ali Bongo Ondimba.
